Quand on est poussés dans nos retranchements, ce sont les réflexes inconscients qui veulent reprendre le dessus

18 avr. 2012

Pour l'instant, je suis à bout: nous sommes en train de déménager du Kenya en Afrique du Sud et, avec deux enfants en bas âge et des exigences d'immigration à la limite du raisonnable, ce n'est pas de la tarte.

On court entre les administrations pour obtenir tous les papiers exigés, on emballe quand c'est possible, on s'occupe à l'intérieur (la saison des pluies vient juste de commencer) et on ronge notre frein d'impatience.

Je manque de sommeil, de patience, de confiance,... Bref, tous les voyants sont au rouge.


J'ai été surprise hier, alors que mon fils est parvenu à bien m'énerver en jetant à terre le linge plié pendant une bonne demi-heure, d'avoir une image mentale de solution totalement inopportune. Mon inconscient me conseillait de le prendre par les cheveux pour le forcer à plier le linge lui-même... si, si... j'en ai été la première choquée.

Il est évidentissime que je ne ferais jamais ça! Alors, pourquoi est-ce que j'y ai pensé?

Eh bien, dans notre enfance, la punition en cas de colère était d'être traînées par les cheveux sous la douche froide. C'est le souvenir que j'en ai, j'imagine que comme mes parents devaient me servir d'exemple, mon inconscient a pensé bien faire en me conseillant cette solution.

Je me suis plutôt rangée à ce que mon bon sens me conseillait: lui expliquer que quand il fait ça, ça énerve vraiment maman, que je veux qu'il laisse le linge déjà plié tranquille et je me suis attelée à re-plier le tout. Après quelques minutes, il a même un peu mis la mains à la pâte et m'a donné un petit coup de main.

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