Astuces naturelles pour lutter contre le mal des transports

19 mai 2011

Voici quelques astuces pour lutter au naturel contre le mal des transports.

Je suis atteinte du mal des transports et du mal de mer et... j'adore naviguer. En appliquant ces quelques conseils, vous pourrez même passer un bon moment :-)


Avant tout, il faut savoir qu'il y a des "conditions" dans lesquelles le mal des transports se développe plus volontiers. Tout bon marin sait qu'il faut éviter d'avoir faim, froid ou soif et qu'il faut surtout ne pas fumer. Pensez donc à prendre avec vous à portée de main une petite laine, une bouteille d'eau et des petits biscuits secs.


Donnez aussi l'occasion à votre oreille interne (cause du mal des transports) de s'habituer au mouvement. Regardez au loin, par la fenêtre et surtout!!!!! ne lisez pas!!!!!

Pensez à vous relaxer, à vous détendre, le stress n'est pas votre allié pour passer un trajet serein.


Ensuite, il existe des bracelets anti-nausée qui appuient sur un point d'acupuncture du poignet et qui allègent l'état nauséeux en général. Ils fonctionnent... à condition de les placer au bon endroit... faites-vous conseiller par un professionnel pour bien les installer.
Par ailleurs, leur champ d'action est plus grand que le mal des transports, ils sont efficaces pour les nausées de début de grossesse, en cas de gastro et même pour les nausées pendant une chimio.
Ce sont donc de précieux alliés à garder dans son armoire ou son sac à mains... au cas où...
(NB: préférez ceux avec le bracelet en mousse, les scratchs en plastique sont très inconfortables sur la longue durée)



En cas de mal des transports sévères, l'homéopathie peut vous aider, il existe des préparations toutes faites.


Enfin, les huiles essentielles (sauf pendant la grossesse et chez le jeune enfant) peuvent être un dernier recours naturel avant de prendre des médicaments. Toutefois, renseignez-vous avant d'utiliser une nouvelle huile essentielle, ce sont des produits très efficaces qui, s'ils sont mal utilisés, peuvent être dangereux.

La menthe poivrée aide l'adulte, une goutte sur un sucre autant de fois que nécessaire. Le gingembre aide le jeune enfant, à respirer à même le flacon (source: "Ma bible des huiles essentielles", Danièle Festy).

Il existe aussi des préparations spécifiques, en flacon ou (plus pratique) en roll-on ou en spray.

Rien ne ressemble plus à une chaussette... qu'une autre chaussette...

17 mai 2011

Petite pause "astuce de maman".

Les enfants grandissent à une vitesse folle, et donc il faut suivre au niveau de l'organisation de la garde-robe.
De plus pour stocker les vêtements entre deux enfants, et pouvoir les ressortir sans devoir tout trier, mieux vaut être un brin organisées.

Les chaussettes des petits sont un vrai casse-tête. Certaines ont un peu rétréci, on a acheté les mêmes d'une taille à l'autre... sans parler du monstre mangeur de chaussettes qui laisse des orphelines :-)
A part quelques marques qui ont l'amabilité de noter la taille sur la pointe du pied, on n'a pas des masses de repères.

Je note donc la taille à l'intérieur de chaque chaussette avec un feutre spécial textiles, comme ça, une fois pliées, on a un petit paquet chaussettes avec la taille notée dessus... pratique!!!
(je fais la même chose dans les vêtements comme j'enlève systématiquement les étiquettes - ça gratte trop - et... rien ne ressemble plus à un body qu'un autre petit body)


Et pour les chaussettes noires, me direz-vous? Eh bien, là, il faut sortir une aiguille, un peu de fil blanc et ni une, ni deux, broder discrètement et rapidement la taille...

Et sinon...
Vous avez déjà dépoussiéré les peluches de vos enfants (cfr comment enlever la poussière des peluches)?

Les noix de lavage... testées et adoptées!

17 mai 2011

Avez-vous déjà entendu parler des noix de lavage?
Ce sont les fruits d'un arbre indien qui contiennent de la saponine (nom complexe donné... au savon).

Petites billes brunes qui brillent de savon avant d'être utilisées pour 3 lavages à 30°, 2 à 40° et 1 à 60°.
Elles sont écologiques (ça, c'est bien) et surtout très économiques (ça, c'est encore mieux).

Un sachet de 1kg vaut environ 10 euro et permet de faire 100 à 150 lessives.


Elles sont hypoallergéniques (non allergisantes), super quand on sait que chez nous pour le moment on fait le concours à celui qui développe le plus d'allergies :-(
C'est parfait pour laver le linge de toute la famille, nouveau-né compris.


Côté pratique, ça lave très bien si vous avez une bonne machine à laver. Si votre machine ne fonctionne qu'à moitié, le résultat risque d'être décevant (la faute à la machine...).

On met 5 à 6 noix dans un sachet bien fermé (en général fourni avec vos noix) et direct dans le tambour de la machine. Personnellement, j'ai rajouté aussi des balles pour agiter le linge.


Ça ne parfume pas, donc si vous êtes habitués à avoir du linge parfumé, il faudra rajouter quelques gouttes d'huiles essentielles (pas pour le linge de bébé!!!) dans l'eau de rinçage (lavande, mandarine, citron,...).

Pour le linge qui sent fort vous pouvez mettre deux cuillères à soupe de bicarbonate de soude dans le compartiment où vous mettiez d'habitude votre poudre, ou du vinaigre comme adoucissant (et désodorisant).

Ça ne blanchit pas non plus, le percarbonate de sodium (eau oxygénée solide) peut donner un coup de lumière de temps en temps à vos lessives claires, quand un petit séchage au soleil n'est pas possible...

Je lave aussi les langes lavables avec les noix de lavage. A 40° avec 20 gouttes de pépins de pamplemousse pour désinfecter la dernière eau de rinçage. (et de temps en temps un tour avec juste du vinaigre pour désencrasser les langes - cfr le post sur le désencrassage les langes)


Quand les noix ont "tout donné", elles sont molles et mates (au départ elles sont bien dures et brillantes).
Elles seront alors parfaites au pied de vos plantations.

L'arrivée du second bébé... pas facile!

17 mai 2011

Quand la famille s'agrandit d'un quatrième membre, le premier enfant est mis dans un tourbillon émotionnel... Pas facile à gérer, ni pour le petit loup, ni pour ses parents.

On m'avait bien dit que c'était un gros choc pour le plus grand. Comme celui éprouvé par une femme dont le mari prendrait une seconde épouse...

Pour en avoir discuté avec d'autres mamans, j'ai constaté que les réveils nocturnes en panique sont assez fréquents, surtout quand l'enfant est trop jeune pour pouvoir verbaliser ses angoisses.

On m'a conseillé les fleurs de Bach. Corentin prend depuis hier le N°23, Rock Rose. Cette nuit a été moins mouvementée. Hasard... Coïncidence? On verra sur le long terme...

Je lui ai commandé "Tchoupi a une petite soeur", peut être que si son copain "choupi" vit la même chose, ça pourra l'aider...

Sinon, j'avais lu ce livre avant l'arrivée de Zoé:


Il est très bien fait. Il donne des pistes pour expliquer ce qui se passe au plus grand, en fonction de son âge.

Ce qui a semblé aider Corentin et qui vient de ce livre, c'est quand je lui ai expliqué qu'il n'était pas obligé d'aimer sa soeur. Qu'elle a des parents qui l'aiment, comme lui, et que donc pour l'instant ça lui suffit.

Par contre, je suis parvenue à être bien ferme (sans agressivité) sur le fait qu'il n'a pas le droit de lui faire du mal. C'est indispensable, pour que l'aîné sente qu'il est lui aussi protégé.

Enfin, je garde à l'esprit que quand Zoé sera malade ou s'il lui arrive quelque chose, il faut dire à l'aîné que ce n'est pas de sa faute. C'est normal qu'un enfant souhaite que son frère ou sa sœur disparaisse. Il en arrive donc à le souhaiter et pourrait se faire des reproches s'il arrive quelque chose au cadet...

L'hygiène naturelle infantile, premiers essais concluants

13 mai 2011

Je vous ai déjà parlé il y a quelques jours du fait que nous essayons, ma fille et moi, l'hygiène naturelle infantile (ou élimination-communication).

Pour celles et ceux qui ne sont pas familiers avec le concept, voici quelques explications.

L'idée de départ est que le nouveau-né est conscient de ses besoins d'élimination, de la même façon qu'il est conscient de son besoin de nourriture, de câlins ou de repos.
Il émet des signaux pour signaler qu'il doit faire. Selon l'enfant, ces signaux peuvent varier.
Comme l'allaitement à la demande, le fait de capter ces signaux et d'y répondre de façon adéquate est un travail d'équipe. Il ne s'agit pas d'un « dressage », on n'apprend rien à l'enfant, on essaye juste de capter quand c'est le bon moment et de lui proposer de faire son besoin.

Le point de départ de cette aventure est donc un travail d'observation: on observe quels sont les rythmes du bébé et quels sont les mimiques/sons qu'il fait juste avant.
On dispose aussi de quelques repères physiologiques. Par exemple, il y a quasiment toujours un pipi au réveil.

Ce matin, je suis partie de cette hypothèse physiologique pour proposer à ma fille de faire son pipi du réveil dans le seau plutôt que sur elle.
J'ai donc enlevé le lange que je lui ai mis pour la nuit (elle dort beaucoup mieux au sec, même un « faux sec ») et je l'ai soutenue au-dessus de la bassine (je vois grand pour les débuts pour éviter des débordements). 
Sans aucune attente, j'ai eu la surprise de voir qu'elle faisait spontanément son pipi.
Premier pipi « attrapé »!!

Dans la foulée, sur cette réussite, je lui propose la bassine à chaque change.
Pareil, sans attente particulière, ni pression, c'est une proposition pour elle d'éliminer autrement que sur elle. Elle y est réceptive... quand il y a besoin.

Ce n'est pas très différent finalement de quand on se fait arroser à chaque change de lange. Je me rappelle que mon fils faisait à chaque fois que j'ouvrais son lange pour le changer.
Ici, on s'y attend, et on l'encourage...

Pas de question de performances, ce qui est pris n'irritera pas sa peau et ce qui est loupé... va dans le lange.
Pour l'instant, pas encore de fesses à l'air, on n'est qu'aux balbutiements...

Faut-il laisser un enfant pleurer?

11 mai 2011

Question difficile... A laquelle je réponds oui et non...
Nous voilà bien avancés!

Tout dépend du type de pleurs et de pourquoi l'enfant pleure.


Je pense qu'il est irrespectueux de laisser pleurer un bébé qui exprime un besoin: faim, fatigue, lange sale, excès de stimulis,...
Il pleure après avoir "demandé" en douceur par des signaux corporels (agitation et langue sur le palais pour la faim, corps rigide et tête tournée pour l'excès de stimulis,...) et parce qu'il n'a pas été entendu.

Ce sont les pleurs que "Mr tout le monde" tolère le mieux et pour lesquels on va vous recommander de ne pas répondre tout de suite. Les raisons invoquées sont diverses: pour ne pas trop le gâter, pour lui ouvrir les poumons,...


Il y a par contre des pleurs qui sont utiles, salvateurs: ceux qui permettent de décharger une tension émotionnelle, ceux qui accompagnent une douleur physique,...
En tant que parents, notre rôle est d'accueillir ces pleurs avec calme et disponibilité. Sans vouloir les stopper par des "ça va aller", mais en aidant l'enfant à mettre des mots sur les émotions qui sortent et à les faire sortir.

Ce sont paradoxalement les pleurs que "Mr tout le monde" ne tolère pas. Ceux qui n'ont pas lieu d'être parce que ce n'est vraiment pas facile d'encaisser les émotions négatives d'un enfant. C'est tellement plus facile de l'encourager à les refouler.
"Il est colérique", "un garçon ça ne pleure pas", "ce n'est rien", "ne pleure pas",...


Et les caprices alors? les colères inexpliquées qui arrivent toujours au mauvais moment?
Il faut prendre le temps de remettre ce débordement d'émotions dans son contexte.
Si on passe au-delà de l'évènement déclencheur apparent qui est souvent la goutte d'eau qui fait déborder le vase, on peut trouver ce qui remplit le vase.


J'aime toujours autant le concept que j'ai lu chez Catherine Dumonteil-Kremer, celui de "réservoir émotionnel".
Il y a des choses qui le remplissent et d'autres qui le vident. Une promenade en forêt remplit le mien et une visite à l'hôpital me le vide... entre autres...

Nous devons tolérer que nos enfants ont aussi le droit d'exprimer que leur réservoir émotionnel est vide.

Et nous devons aussi prêter attention à notre propre réservoir émotionnel.
Quand notre réservoir émotionnel est bien plein, nous sommes plus à même de répondre aux demandes de nos enfants et d'accueillir leurs émotions avec sérénité.


Pas facile la vie de parents...

Les accessoires qui rajoutent des mains aux mamans

9 mai 2011

Mon homme est reparti au boulot aujourd'hui. Avec un bébé de 6 jours et un grand (petit) garçon de 20 mois, je rêve des multi-mains de Vishnu:


Malheureusement aucun chirurgien n'a bien voulu me greffer les 8 à 10 mains supplémentaires que je demandais :-)

Il existe heureusement deux accessoires qui "rajoutent" des mains aux mamans!


Le premier est l'écharpe de portage. Elle permet de garder le plus jeune contre soi pendant la promenade du plus grand, de jouer aux autos tout en allaitant,...

J'ai personnellement plus d'affinités avec le sling qu'avec la longue écharpe, ça s'installe plus rapidement... devant, sur la hanche,...
Pour le portage du plus grand dans le dos, on a un porte bébé plus "technologique", type ergobaby. Mais je l'installe encore souvent sur ma hanche dans le sling... ou posé sur le dos tout simplement.


Le second est le Zébul'hamac, hamac "nid" suspendu pour les nouveaux-nés, balançoire pour les plus grands (jusque 15kg).

Pratique pour y déposer la piloutte quand on cuisine "chaud" ou tout simplement quand il faut porter le plus grand jusque dans sa chaise haute.

Ça balance et la berce dès qu'elle s'agite et prolonge donc un peu le temps où les deux mains sont disponibles.

La garde-robe idéale d'un nouveau né

8 mai 2011

Un nouveau né ne sait pas encore réguler sa température. Donc il faut l'habiller chaudement... mais pas trop.
(le moyen pour vérifier est très simple, on glisse sa main dans le haut du dos sous les vêtements et on sent tout de suite si la peau est tiède et sèche)

Mon premier petit loup a été habillé de coton et de ces pyjamas pour bébé qui sont en matières mixtes. Le tout acheté d'occasion.

Pour ma petite louloute, j'ai craqué à lui acheter un mini trousseau en laine et soie.
Un bonheur! C'est doux et ça aide mieux à réguler la température.
Elle est en body laine/soie pour la nuit et dans l'écharpe, a une gigoteuse en laine pour la journée, un gilet laine/soie si le besoin s'en fait sentir et un gilet en laine (qui n'a pas encore servi...)

Résultat: tout une garde-robe taille 0/1 mois dans l'armoire...

Si c'était à refaire, je n'achèterais que:
- 3 bodys manches longues en laine et soie (ou même des t-shirts)
- 2 gigoteuses en laine
- 4 paires de chaussettes
- 1 gilet en laine et soie
- 1 pull en laine (si c'est l'hiver et ailleurs qu'à l'équateur :-) )
- 2 couvertures
- 1 bonnet

Le tout se lave à la main et sèche super vite (en 1 journée).

Un peu de pub... mais à bon escient, ce sont vraiment des chouettes produits (qui durent comme la taille est 50/56).

La gigoteuse en laine et le gilet sont de la marque suisse Selana et viennent de chez NaturPur:


Le gilet (brassière) et les bodys en laine et soie viennent de chez Terralana.

Voilà le résultat, tout mimi :-)


Seul bémol, la fermeture en haut de la gigoteuse, il faut plus manipuler le bébé pour le change qu'avec des pressions aux jambes.

Ecomil stoppe la production de lait de riz en poudre... Recette pour faire son lait de riz maison

8 mai 2011

La société qui produit le lait de riz en poudre Ecomil a stoppé sa production parce qu'ils ont eu trop de problèmes avec la conservation du produit.

Pratique... comment vais-je faire pour les biberons de mon fils?
Souvenez-vous mon grand loup est intolérant aux protéines de vache et boit donc des biberons 1/2 lait d'amandes + 1/2 lait de riz...

Le lait de riz bio étant introuvable au Kenya, j'ai expérimenté la recette du site CfaitMaison et l'ai peaufinée.
Le client principal a validé le biberon. Bonne nouvelle!


Rincez 40g de riz
Mettez-le à tremper minimum 4 heures au frigo
Egoutez
Faites cuire le riz dans 1,2l d'eau: portez à ebulition avec une pincée de sel et laissez bouillir 10 minutes
Ajoutez un filet d'huile de tournesol
Mixez au blender
C'est prêt... Laissez refroidir

L'hygiène naturelle infantile, premiers essais

7 mai 2011

Le point 10 de ma liste 101/1001 est « Tester l'HNI avec Zoé ».

J'ai commencé par lire le livre d'Ingrid Bauer, très bien fait, avec de nombreuses explications.

 
Nous avons essayé dès notre retour à la maison il y a quelques jours.

Surtout la nuit, dans un premier temps, comme on chauffe la chambre.
Je la laisse fesses à l'air sur des molletons, des tétras et sa peau de mouton, avec un t-shirt et des chaussettes. Quand elle se réveille la nuit pour téter, il y a en général un pipi un bon quart d'heure après qu'elle se soit rendormie.
Je change les tétras juste après, ce qui fait qu'elle reste au sec toute la nuit.

Avantage d'une petite fille, il n'y a pas d'arrosage sauvage à craindre.

Je ne me sens pas encore à l'aise de la soutenir au-dessus d'un récipient.

On a eu droit tout de même à quelques situations cocasses... Comme la nuit passée où, croyant qu'elle devait faire un petit rot, je l'ai prise à bras et elle a tout fait en une fois: un pipi, un caca et un rototo lacté... Grand moment de solitude...

C'est quand même « sportif » comme pratique, surtout avec un nouveau-né je pense, comme elle fait beaucoup de petits pipis nocturnes. Je suis contente d'avoir un énorme stock de tétras.

Maintenant, je ne sais pas vers où on va. Peut-être vers une louloute sans langes... A suivre...

Ce qui est certain c'est que cette réflexion m'a fait prendre conscience de l'importance de garder les petites fesses de nos enfants au sec, juste par respect pour eux. 
Je n'aimerais vraiment pas baigner dans mon pipi...
Au sec, vraiment au sec, pas un « faux sec » macérant avec des jetables, ni une sensation sèche avec du polar, mais bien la peau au contact d'un tissu sec.

Quand ça ne se passe pas comme prévu... On s'adapte...

7 mai 2011

Mon fils est né à l'hôpital, avec une sage-femme libérale qui nous a accompagné dans la salle « naissance naturelle », où tout est fait pour pouvoir lâcher prise.

L'accouchement avait été long et difficile, mais j'y avais appris mon courage et ma force, en tenant jusqu'au bout sans anesthésie, malgré la perfusion d'ocytocine pour accélérer les choses et les presque deux heures de poussée.
C'est grâce à cet accompagnement en douceur et cet environnement calme que j'avais pu déconnecter et laisser mon corps sécréter ce qu'il faut pour « tirer la prise ».


J'avais donc supposé que cette fois-ci, malgré que je sois suivie par une gynécologue et que les salles d'accouchement naturel n'existent pas au Kenya, ça allait se passer aussi naturellement et peut-être même un peu plus facilement.
Je rêvais même d'un accouchement à la maison « forcé » par la rapidité des choses...


Que nenni!
Les contractions douloureuses (cela faisait des semaines que j'avais des contractions « d'entrainement » bien trempées) ont commencé samedi matin.
Mardi matin, après 3 jours et demi sans repos et avec des contractions toutes les 5-8-10 minutes selon le moment, j'ai senti une accélération.
Contractions toutes les 3 minutes, régulières et plus intenses... Moment de migrer vers la maternité...

On se met en route et, sans surprise, l'agitation du départ espace et réduit les contractions.
Vient alors le stress d'avoir le même cas de figure que pour Corentin: des jours de contractions et un col fermé...

Arrivés à la maternité, bonne surprise, on en est déjà à 5 cm... c'est bientôt fini... wouhouououh!


On patiente, dans cette salle aseptisée, entourés de matériel médical, et j'essaye d'accueillir les contractions et de me laisser aller, mais forcés de constater que ce n'est pas évident.

6 heures plus tard et autant de contractions, le col n'a pas bougé (il a même perdu 1cm) et je suis au bord de l'épuisement.


Vient alors le dilemme: est-ce qu'on rentre à la maison, pour revenir dans 2 jours pour un probable déclenchement avec un col qui se sera peut-être refermé et sans avoir dormi, ou est-ce qu'on met de l'ocytocine pour « en finir ».
Je sentais au fond de mes tripes qu'il fallait qu'elle sorte, mais je n'avais pas le courage d'affronter la tempête de contractions dues à l'ocytocine sans anesthésie.

J'ai demandé une péridurale pour tenir le coup malgré l'épuisement. Sur le coup, j'en ai pleuré toutes les larmes de mon corps mais avec le recul, je ne le regrette vraiment pas.

On a posé la péridurale (quel stress!), mis la perfusion et, 45 minutes plus tard et 3 poussées, Zoé était dans mes bras.
J'ai solidement morflé malgré la péridurale, je n'ose imaginer ce que ça aurait donné sans.


Cet accouchement m'aura appris la nuance et la tolérance.

Mon avis sur la péridurale s'est nuancé: 
je pense qu'il faut partir dans l'idée qu'on fait sans, qu'on va lâcher prise et faire confiance à notre corps... mais que quand ça ne fonctionne pas, il faut aussi accepter notre condition humaine et savoir s'autoriser à dire stop.

On pouponne, on materne et on récupère...

4 mai 2011

Et voilà, notre petite Zoé est arrivée mardi après 4 longues journées de travail.

Je partagerai avec vous ce que j'ai appris de cet accouchement, mais pour l'instant, vous me comprendrez si je vous dit que je vais materner pour... un certain temps.




A bientôt!
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