En attendant... Je réfléchis...

22 avr. 2011

Notre petite princesse est toujours au chaud. Elle est en pleine forme et a encore quelques jours de répit avant que notre gynécologue ne nous brandisse la carte du déclenchement pour cause de grande taille et de grosse tête...


Ces derniers jours ont été propices à la réflexion.
Des évènements m'ont rappelé combien nous avons choisi un mode d'éducation et de vie à contre courant des « habitudes ».

Il est rare de croiser des gens qui partagent nos valeurs, ou qui sont assez ouverts d'esprit pour vouloir converser sur le sujet... on se sent parfois bien seuls...


Ma première question a été de me demander si je poursuis vraiment le mythe de la mère plus que parfaite?
Je n'ai pas la sensation d'être animée d'un besoin de « toujours mieux », je crois que le mieux nuit au bien, mais par contre, j'ai envie de me centrer sur l'essentiel!

Qu'est-ce que l'essentiel me direz-vous... C'est très subjectif.
Mon essentiel essaye un maximum de se rapprocher de nos besoins physiologiques, de ce qui nous nourrit sans nous abrutir.
Mon essentiel va à un rythme soutenable pour notre organisme.
Mon essentiel essaye de se nourrir de simplicité...


Certes, peu d'enfants profitent de ce que nous essayons d'offrir à nos petits lardons...

Un environnement adapté où ils peuvent crapahuter sans être « parqués » dans un coin, un grand lit de cododo qui est ouvert à tous quand le besoin d'un câlin se fait sentir, une grande attention à leurs besoins et à leurs émotions, un lit sans barreaux d'où ils peuvent sortir sans devoir demander...

On ne se simplifie probablement pas la tâche... Et encore...?

Ce qui leur est donné maintenant ne pourra pas être repris. Je suis persuadée qu'en leur offrant des bases solides d'amour et de compréhension au début de leur vie, ils auront ce qu'il faut pour se construire et notre rôle de parents ne sera que plus facile quand ils seront grands.


La documentation que je lis pour mieux comprendre mes enfants et essayer de leur apporter une présence aimante et compréhensive ne se trouve pas dans les rayons puériculture des librairies et des grands magasins.

Mais est-ce pour ça une erreur de penser que l'enfant est un individu à part entière, qui n'a pas besoin d'être « dressé » pour être présentable et pour lequel les premières années de l'existence sont capitales pour tracer son chemin dans la vie?

Mon fils approche des « terrible two », nom très imagé pour la découverte du mot « non » et de la possibilité de faire ses propres choix.
De nombreux conseils affluent pour lui inculquer des limites. Me mettant en garde si je ne le fais pas...

Je suis actuellement plongée dans le bouquin de la « méthode » Faber Mazlish, qui privilégie une communication respectueuse de l'individualité de chaque membre de la famille...
On pose des limites qui leur ouvrent de nombreuses fenêtres au lieu de leur fermer des portes au nez.


Maria Montessori nous a invité à apprendre à nos enfants à s'adapter, plutôt que de les formater pour le monde actuel. Leur monde d'adultes sera de toute façon différent du nôtre...

J'ose caresser l'idée que le maternage proximal prendra une plus grande place dans la parentalité, que la naissance physiologique sera choisie comme norme, que la communication non violente s'insinuera dans tous les rouages de la société... Je rêve... Mais c'est si bon...

4 commentaires:

Eugénie a dit…

A la naissance de mon garçon, je me suis sentie aussi bien seule... La moindre de mes décisions semblaient extra-ordinaire (au milieu médical, aux pharmaciens etc...) alors que j'ai simplement le sentiment de suivre mon instinct naturel.
Le plus dur ça a été d'entendre de la part de mon pédiatre (qui ne l'ai plus) que je faisais de l'abus de pouvoir et que j'étais anarchiste parce que je ne voulais pas vacciner trop tôt et pour n'importe quoi mon bébé... Dur dur...
C'est important de s'entourer pour pouvoir se faire confiance. Ca ne devrait pas être un combat mais du bon sens !

Faber et Mazlisch est une super lecture !
J'ai enchaîné avec "Poser des limites à son enfant et le respecter" et tout dernièrement les Isabelle Filliozat.

Continue. Tu fais les bons choix.

laetibidule a dit…

Dur aussi de passer parfois de la pratique à la réalité !!!
Les enfants ont besoin de limite, c'est clair ne seraisse que par ce que dans la vie il y a des frustrations et qu'il faut apprendre à les gérer, mais il y à l'art et la manière de le faire, ils ne sont pas à l'armée !!!
Je ne connais pas Faber, mais j'aime bcp Montessori que j'essaye d'appliquer à la maison, mais parfois il me manque un peu de patience !!!
en tout cas suit ton instinct de mère, et n'écoute pas les mauvaise langue !!!
Bonne journée !!!

Amélie a dit…

Courage, c'est normal de douter quand on vit à "contre-courant" mais c'est d'autant plus sain de se poser des questions et de prendre du recul! Je lis un livre de Goleman sur l'intelligence émotionnelle qui pose un discours et une approche semblable! Apprendre à nos enfants à s'adapter et à s'épanouir plutôt qu'à obéir et à devenir de bons petits soldats. Je caricature mais on s'entend sur le fond! Je n'ai pas d'enfants mais je suis contente que des mamans comme toi partage leur approche et vision! Bon séjour au pays des girafes et bienvenue à Zoé qui, à l'heure qu'il est, ne doit plus être très loin de pointer son nez! Bizz

Anonyme a dit…

Quel bonheur de lire ce post. Et ce dernier paragraphe ! Nous sommes plusieurs à partager ce rêve : )

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